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Tout d’abord, l’ANAF voudrait saluer l’atmosphère sereine et constructive qu’il y a eu tout le long des travaux des Assises de l’Enseignement Supérieur.

Nous souhaiterions rappeler que c’est la première fois dans l’histoire de l’enseignement supérieur qu’une organisation d’apprentis/alternants est invité à siéger et à représenter ses semblables. Nous remercions la ministre Geneviève Fioraso pour cette reconnaissance.

Sur le fond, l’ANAF reconnait une avancée sur l’ouverture de l’Université vers l’entreprise. L’alternance n’est plus un tabou et les objectifs sont clairs et précis.

Nous avons apprécié que le rapporteur général des assises, Vincent Berger, ait indiqué que l’alternance ne devait plus être considérée comme une voie de garage, mais qui devait être porté à l’excellence.

Nous regrettons pourtant que nos différents apports n’aient pas été retenus. Nous n’avons pas eu de réponse sur comment le gouvernement comptait développer l’alternance au sein de l’Université.

L’ANAF durant ses différentes interventions a rappelé l’importance de l’accompagnement des jeunes avant et pendant le contrat d’apprentissage.

L’idée est d’accompagner les futurs apprentis dans leur recherche d’entreprise, de redonner les codes aux jeunes pour qu’ils puissent communiquer avec les entreprises, faire en sorte que les jeunes aient une posture attractive face aux entreprises qu’ils sont amenés à démarcher. Ensuite, cet accompagnement doit aussi se faire en cours de contrat, avec leur entreprise d’accueil en visant des missions valorisantes. Cela permet d’anticiper les situations les plus délicates avec les professionnels et induit une posture attractive vis-à-vis de l’entreprise.

Nous n’arriverons pas à développer l’alternance dans les Universités si cet accompagnement n’est pas mis en place. 16% des étudiants en alternance dans l’enseignement supérieur ont rompu leurs contrats l’année dernière en Ile-de-France.

Nous n’avons également pas eu de réponse sur la formation des enseignants chercheurs et sur l’accompagnement des jeunes se trouvant en entreprise.  Nous souhaiterions une valorisation des enseignants qui se formeraient à l’accompagnement des jeunes en alternance.

L’ANAF aura l’occasion de rappeler ses différentes propositions sur le sujet lors de son audition la semaine prochaine par les parlementaires sur l’alternance dans l’enseignement supérieur, dans le cadre des assises de l’Enseignement Supérieur.

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