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Nous sommes consternés de constater que pour la majorité des adultes censés nous accompagner dans la recherche de stage en entreprise, ce dernier est considéré comme un geste philanthropique de l’employeur vers une jeunesse inévitablement inadaptée au monde du travail.

Nos montrons au contraire chaque jour à l’Anaf que les jeunes, certes initialement improductifs et ignorants des codes de l’entreprise, peuvent se « transformer » en quelques jours, au point d’attirer réellement l’attention des entreprises et de susciter chez elles l’envie de les accueillir en stage.

Notre vision du stage et des jeunes est donc radicalement opposée au misérabilisme ambiant.

C’est précisément ce fatalisme omniprésent qui empêche les jeunes de réaliser une réelle conquête de l’entreprise. Nos accompagnateurs ne parviennent pas, semble-t-il à construire une ingénierie pour appuyer la conquête des jeunes. Nous l’avons donc fait nous-mêmes à l’Anaf (on est jamais mieux servis que par soi-même).

Tout d’abord, un stage ne doit jamais être exclusivement « d’observation ». Il doit avant tout garantir un minimum de productivité …pour l’entreprise (même si le bilan global n’est pas toujours rentable) …et surtout pour le jeune.

Pour être « accrochée », l’entreprise doit constater que le jeune a envie, est capable de produire « a minima » et ne sera pas un « poids mort ». Le jeune doit être accompagné pour définir dès son premier contact avec l’entreprise une activité imminente (même très modeste) sur laquelle il sera efficace en situation réelle.

L’entreprise doit constater la promesse de l’anticipation de cette activité. Elle doit être embarquée dans la perspective que, oui, ce jeune, aussi modeste soit-il, va réaliser très correctement des activités chez elle.

Alors, certaines voix s’élèvent pour affirmer qu’un jeune ne peut pas changer de comportement et apprendre des gestes productifs (même élémentaires ?) aussi vite.

C’est mal connaître le réel potentiel des jeunes et les nouvelles compétences de nos accompagnateurs/formateurs.

Allez ! En résumé, on va dire que les stages et surtout les recherches de stage sont les meilleurs moyens pour les jeunes d’obtenir la confiance des entreprises… à condition de renverser les vieilles règles dépassées de la TRE.

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