A 21 ans, Clara est alternante en école de commerce, à l’EM Normandie. Apprentie aguerrie, Clara a dû se livrer à la recherche d’entreprise, non pas une fois, mais deux fois : pour sa dernière année de Bachelor, puis pour son Master. Deux recherches d’entreprises qui se succèdent, mais qui ne ressemblent pas. Découvre le parcours et les conseils de Clara !

 

Clara, peux-tu nous présenter ton parcours ?

« Lors de mon entrée au lycée, je ne savais pas ce que je voulais faire, j’ai donc fait un bac scientifique pour ne pas me fermer de portes. A la fin de ma terminale, j’étais un peu fatiguée de la science, et j’ai sollicité mes professeurs pour m’aider à trouver la suite à donner à mes études. Ils m’ont conseillé d’aller dans le commerce.

L’idée m’a séduite, mais je n’y connaissais rien. J’ai décidé d’aller dans le vif du sujet : j’ai fait un Bachelor Commerce et Marketing à l’école de commerce ESG Rennes, en trois ans. La troisième année pouvait se faire alternance, j’ai sauté sur l’occasion. J’ai trouvé mon entreprise facilement, car à l’époque, l’enseigne de déstockage NOZ recrutait des assistants marketing en alternance. J’ai passé l’entretien, et j’ai été acceptée !

Après cette expérience, j’ai souhaité finaliser mes études avec un Master Programme Grande Ecole (PGE), en alternance. Cette fois-ci, la recherche d’entreprise s’est avérée plus difficile. »

 

Pourquoi t’être tournée vers l’alternance ?

« Depuis le bac, j’en avais marre d’avoir du théorique et pas de pratique. J’avais besoin de vivre des expériences, d’appliquer la théorie dans des situations réelles. Je voulais faire de l’alternance, car c’est professionnalisant, on apprend sur le terrain, on voit ce qu’on aime et ce qu’on n’aime pas faire. Bien sûr, on a aussi un salaire tous les mois qui permet de financer la formation, et c’est une aide indéniable. »

 

Comment as-tu mené ta recherche d’entreprises ? 

« Comme j’avais trouvé facilement la première fois chez NOZ, j’ai commencé « en douceur », car je pensais que ce serait aussi simple.  Au mois de mars, j’ai commencé par chercher sur internet, en postulant à plusieurs annonces.

En mai, j’ai accéléré la cadence : je me suis créé une base de données, avec les entreprises qui m’intéressaient, celles que j’avais contactées, à quelle date, s’il fallait les relancer, si c’était déjà fait, si j’avais reçu une réponse. Cette base me donnait une bonne vision d’ensemble de ma recherche. En parallèle, l’école a mis à disposition Jobteaser, un site d’annonce qui regroupait les offres d’entreprises partenaires. J’ai pu postuler par ce biais, créer quelques contacts intéressants.

En juin, j’ai reçu mes résultats de concours. Je savais enfin dans quelle école j’allais, quel cursus j’allais faire. J’ai pu préciser davantage mon discours. J’ai alors tourné une vidéo que j’ai posté sur LinkedIn, pour me présenter et présenter ma recherche. Elle a eu beaucoup de vues, beaucoup de retours positifs. Je conseille cette démarche, car ça m’a permis de me démarquer et d’agrandir mon réseau !

Début juillet toujours rien, et le stress commençait à vraiment monter. Début août, j’ai découvert une annonce sur Jobteaser d’une entreprise à laquelle j’avais postulé auparavant sans succès. Néanmoins, le poste correspondait au métier que je recherchais. J’ai donc contacté une personne de mon réseau qui avait travaillé dans la société. Elle a transmis directement mon CV, et j’ai décroché un premier entretien. »

 

Comment as-tu préparé les entretiens ?

« Je passais du temps à préparer chaque entretien : je me renseignais sur l’entreprise, son contexte actuel, et si possible, sur les personnes que j’allais rencontrer. J’analysais la liste des missions proposées, et j’essayais de trouver des exemples dans mes expériences qui pouvaient correspondre.

En cherchant une alternance en master, le niveau des entretiens était beaucoup plus élevé. Il faut prouver son intérêt pour le métier, pour l’entreprise, son professionnalisme. C’était différent de ma recherche en Bachelor, car ici, les entreprises savent que c’est notre « dernière alternance » et souvent, elles cherchent à recruter en CDI ensuite.

J’ai passé trois entretiens chez Euralis : un premier avec le chef de groupe qui avait reçu mon CV, un deuxième avec la directrice marketing, puis un troisième avec un chargé des ressources humaines. Je pense réellement que ma première expérience en alternance m’a beaucoup aidé, afin d’adopter un discours professionnel. »

 

Au cours de ta recherche d’entreprise, as-tu fait appel à ton école, ou à tes proches pour t’aider ?

« La plateforme de l’école a été d’une grande aide. J’ai aussi eu une séance de coaching proposée par l’école, avec un conseiller pour bien orienter ma recherche, trouver des plans B si la première idée n’est pas la bonne. C’est une bonne façon de se motiver et de mieux se situer dans la recherche d’entreprise.

Bien sûr, ma famille et mes amis m’ont également aidé à me remettre en question, à me motiver quand j’en avais besoin. Je pensais que ma seconde recherche allait être simple comme la première, et c’est eux qui m’ont fait comprendre qu’il fallait que je m’active. »

 

Comment vois-tu les choses après ton alternance ?

« Aujourd’hui, j’ai un contrat de professionnalisation en tant qu’assistante chef de produit alimentaire, chez Stalaven, à Yffiniac. C’est une filiale du pôle alimentaire d’Euralis. C’est exactement ce que je recherchais : le marketing dans l’alimentaire, l’innovation culinaire, ce sont des sujets qui m’intéressent énormément.

On me donne beaucoup de responsabilités et d’autonomie, je pense donc qu’il y a une belle possibilité pour progresser. Si j’en ai l’opportunité, je pense continuer ma carrière chez Stalaven. »

 

Un dernier conseil à donner aux futurs apprentis ?

« Il ne faut rien lâcher, persister malgré les difficultés. Si les recherches ne portent pas leurs fruits, c’est qu’il faut revoir la façon de chercher. Surtout, je conseille de parler de sa recherche autour de soi : le réseau est vraiment la meilleure façon de trouver une entreprise ! »

 

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