Le Ministère du Travail se félicite aujourd’hui des 460 000 apprentis recensés en juin 2019 et des 500 demandes de création de CFA. Bien que l’Association Nationale des Apprentis de France se réjouisse également de cette augmentation conjointe du nombre d’apprentis et de demandes d’ouverture de CFA, cette hausse ne doit pas se faire au détriment de la qualité de la formation et de la vie des apprentis.   

La quantité ne doit pas être au détriment de la qualité  

 Au premier semestre, le nombre de jeunes entrant en apprentissage a progressé de 8,4% par rapport à la même période de 2018. Ce “décollage” de l’apprentissage et ces chiffres records ne doivent pas avoir comme conséquence la dégradation des conditions de formation des apprentis.  

 Edouard PHILIPPE rappelait il y a quelques mois, qu’un chantier allait être lancé dans le cadre de la mobilisation nationale pour répondre aux angles morts de la réforme de l’apprentissage et travailler, notamment, sur les problématiques de logement et de recherche d’entreprise auxquelles font face les apprentis.  

 

Les aides aux apprentis toujours en péril

 Aujourd’hui encore, nos inquiétudes portent sur les aides attribuées jusqu’à présent aux apprentis par les Régions. Il est important que les institutions, ayant désormais la compétence de l’apprentissage, assurent la continuité des aides en terme de transport, d’hébergement, de restauration ou d’équipement professionnel.

Cette dynamique de progression de l’apprentissage ne doit pas conduire à la précarisation du statut d’apprenti et à une baisse de leur pouvoir d’achat. Une hausse du nombre d’apprentis n’étant pas suivie d’un travail d’accompagnement social ne sera pas satisfaisante.

 

Une hausse qui ne concerne pas tous les âges

Des efforts sont à faire sur l’orientation post-troisième et sur l’image de l’apprentissage infra-bac. Uniquement 1 jeune sur 20 fait le choix de cette voie de formation à la fin du collège. En effet, l’augmentation observée en juin 2019 porte davantage sur des profils de personnes en reconversion et donc ayant plus de 25 ans. Dans l’artisanat, par exemple, on observe une hausse de 51% des apprentis de plus de 26 ans (source : Baromètre ISM-Maaf).

 

 

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