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Difficile de nier : Partout sur la planète, la pédagogie est assez stéréotypée jusqu’à présent.

Dans le monde entier, on donne des cours, on apprend, on essaie d’appliquer tant bien que mal… et on constate que seul ceux qui sont bien accompagnés, challengés par leurs proches réussissent en général.

Un fatalisme généralisé semble imposer à tous l’évidence qu’il y a des gens doués ou au mieux, bien entourés.
Et si la surprise venait du côté de la formation en alternance ?

Là encore, malgré le potentiel énorme des situations professionnelles réelles que vivent les jeunes, on assiste à du très classique, scolaire, descendant, déductif, ennuyeux pour la grande majorité des apprenants. Un gâchis pédagogique, économique et sociétal !

Or, certains organismes français encore trop rares sont en train de renverser le processus : ils partent des activités imminentes des jeunes en entreprise pour négocier avec eux les enjeux qu’elles représentent et pour les anticiper avec les savoirs qui leur sont associés. Remotivation des jeunes et utilisation pertinente du savoir garanties !


Là réside le tournant pédagogique du siècle selon nous : de façon générale, les enseignants pourraient massivement exploiter les activités imminentes privées (très nombreuses aujourd’hui) des jeunes pour déclencher des cours individualisés.

Objectif : Un vrai renversement pédagogique et une inévitable déferlante sociétale !

Mais cela s’apprend : d’abord dans l’intention de laisser les jeunes s’exprimer, exister, avoir du pouvoir, ensuite dans l’art de faire le lien entre leurs activités imminentes motivantes (réseaux sociaux, appareils technologiques, médias, passions…) et les savoirs académiques.

Un vrai chantier mondial à la hauteur des enjeux du 21ème siècle.

Alban Micoli

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