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Fioraso : vouloir doubler l’alternance n’est pas suffisant pour l’avoir !

 L’Association Nationale des Apprentis de France ne peut que féliciter la ministre de l’Enseignement supérieur de vouloir développer l’alternance au sein des Universités française. L’ANAF lui a déjà indiqué lors des assises de l’Enseignement supérieur, qu’elle la soutenait sur le principe, mais qu’il manquait un élément important : le comment ?

L’ANAF considère que l’État n’a donné aucune piste pouvant lui montrer que ses objectifs peuvent être réussis. Aucune mise en garde faite par les Apprentis de France n’a été retenue sur les raisons du problème de développement de l’alternance dans le supérieur comme dans le secondaire.

Pour l’ANAF, l’augmentation du nombre d’apprentis dans l’enseignement supérieur doit nécessairement passer par un ambitieux projet d’accompagnement des étudiants vers et pendant leur alternance.

L’idée est d’accompagner les futurs apprentis dans leur recherche d’entreprise et ensuite, dans leur relation avec leur entreprise d’accueil en vissant des missions valorisantes. Cela permet d’anticiper les situations les plus délicates avec les professionnels et induit une posture attractive vis-à-vis de l’entreprise.

Une relation constructive des jeunes avec l’entreprise, peut selon nous, redonner du sens aux contenus scolaires pour les jeunes et renforcer chez ces derniers « l’envie d’apprendre ». En développant une pédagogie de l’alternance qualitative, l’ANAF espère ainsi éviter les ruptures de contrat, qui représentent dans le supérieur 14% des contrats signés en alternance tous diplômes confondus.

L’enjeu est de taille selon l’ANAF, puisqu’il s’agit aussi de renforcer la qualité des mémoires et recherches réalisées souvent trop « scolairement » dans les cycles supérieurs.

L’enjeu est aussi celui d’une certaine évolution des pratiques pédagogiques à l’université, notamment concernant le lien opérationnel entre les savoirs et le monde professionnel ou/et économique.

L’Association Nationale des Apprentis de France n’a toujours pas reçu de réponse concrète sur la représentation des apprentis dans les conseils d’administration des Universités ou des Grandes Écoles,  dans lesquels ils sont totalement absents et oubliés.

L’ANAF ne soutiendra pas le projet de loi si elle n’a pas rapidement des réponses concrètes sur la manière dont la ministre compte doubler le nombre d’alternants et si elle n’a pas de réponse sur leur représentativité !

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