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Augmenter le temps de travail des apprentis est irrespectueux, y-compris pour les entreprises (Anaf)

Les entreprises préféreraient que les apprentis soient plus proactifs sur leur temps de travail actuel plutôt que ce temps de travail soit augmenté sans améliorer leur efficacité.

Le grand public ne le sait peut-être pas mais les apprentis sont massivement solidaires de leurs entreprises et adhérent à leur nécessaire productivité (l’apprenti n’est il pas un salarié ?) mais augmenter leur temps de travail leur donnera, à eux, à leur famille et aux entreprises, l’impression que l’on abuse de cette solidarité, alors qu’il y a tant d’autres façon d’exploiter leur efficacité, leur créativité et leur énergie…

Il ne faut pas faire croire que les entreprises veulent exploiter les jeunes à tout prix. C’est leur faire injure selon l’Anaf. En revanche, c’est la qualité de l’engagement et de la posture des jeunes au travail que les entreprises exigent, ce qui nécessite certes un accompagnement nouveau que l’Anaf réclame depuis longtemps.

Pour inciter davantage les familles et les entreprises à adhérer par envie à l’apprentissage, il vaut mieux accompagner les jeunes à anticiper les besoins imminents des entreprises et ainsi à apprendre et travailler avec plaisir.

L’Anaf n’est donc pas favorable à cette mesure, ni d’ailleurs à celle du coût zéro pour les mineurs dans les TPE. Elle estime que la priorité pour séduire les entreprises et rassurer les familles est de donner une méthode plus efficace aux jeunes pour apprendre et travailler mieux... et plus vite. Pour cela, l’Anaf réclame la généralisation de la méthode proactive qui exploite l’anticipation des besoins de production imminents des entreprises.
Mais le gouvernement entendra-t-il la voix des jeunes ?

Contact Presse : 06.31.93.76.40

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