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L’Association Nationale des Apprentis de France a réélu les membres de son bureau ! Et histoire que tu les connaisses un peu mieux, nous sommes partis à leur rencontre. Aujourd’hui, nous te présentons Alan Flejo, le trésorier de l’ANAF.

Bonjour Alan. Pour commencer, quel est ton parcours ?

Alan Flejo-anaf-bwJ’ai fait un IUT Génie électrique et Informatique pendant deux ans, puis j’ai enchaîné avec trois années à l’école nationale supérieure des Mines de Saint-Étienne, que j’ai obtenu en 2013. Pendant ces années-là, j’étais en alternance dans une centrale nucléaire d’EDF, et je suis à présent ingénieur en construction sous-marine.  

Tu as donc été apprenti. Qu’est-ce que cela t’a apporté ?

L’apprentissage m’a permis d’obtenir à la fois un diplôme et une expérience professionnelle, en seulement trois ans. Cela m’a permis de mettre un premier pied dans le monde de l’entreprise, mais aussi de mettre en pratique toutes les connaissances théoriques acquises à l’école. L’avantage, c’est que l’encadrement est beaucoup plus poussé : nous avons, en tant qu’apprenti, un tuteur à l’école mais aussi un tuteur dans l’entreprise, qui est là pour nous soutenir, ce qui est un véritable plus par rapport à un cursus sans alternance.

Et tu es maintenant trésorier de l’ANAF. En quoi consiste ton travail ?  

Effectivement, je suis le trésorier au sein du conseil d’administration de l’ANAF. Mon but est de m’assurer que nous ne dépensons pas plus que nous ne gagnons, de surveiller et d’administrer le budget, et de voir ce que nos finances nous permettent de faire. Je participe aussi à toutes les décisions qui impactent l’association et j’aide, plus globalement, à monter des projets, surtout lorsqu’ils sont gros. Par exemple, nous travaillons en ce moment sur un projet avec la Région, et dans ce cadre, nous faisons des conférences téléphoniques chaque mardi pour voir l’avancement du dossier.

Quelles sont les valeurs de l’ANAF qui te semblent les plus importantes ?

Nous avons toujours, même si c’est en train de changer aujourd’hui, cette pensée, qui est assez présente, que l’alternance est une voie de garage, que nous allons vers l’alternance parce que nous n’avons pas le choix. Ce qui me tient à coeur, c’est de promouvoir l’apprentissage, et surtout, qu’elle devienne une voie d’excellence. Cela fait maintenant cinq ans que l’ANAF existe, et nous faisons le maximum avec mes collègues, notamment pour aider les jeunes qui sortent de BTS ou de Bac pro, voire même après un Bac +5 à trouver une entreprise pour accéder à l’apprentissage. L’alternance est quelque chose d’important, je n’ai aucun regret à avoir choisi cette voie lors de ma poursuite d’étude.

Quels sont tes enjeux au sein de l’ANAF ?

Le nouveau souci, c’est qu’il y a énormément de formations en alternance aujourd’hui. Du coup, les entreprises peinent à suivre et à proposer des contrats. Le gouvernement avait pour objectif d’augmenter la part d’alternants mais nous en sommes encore loin aujourd’hui, et ce ne sont pas les entreprises qui sont responsables. Les jeunes que nous aidons, ce sont des gens qui ont déjà trouvé une formation mais qui n’ont pas encore d’entreprise pour les accueillir… et c’est beaucoup de travail !

Merci Alan, à bientôt.

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