Cet article est ancien. Les informations présentées peuvent ne plus être à jour !

L’éducation nationale et ses « hussards » luttent au quotidien pour donner aux jeunes professionnels (lycéens et apprentis) les armes indispensables du « citoyen/consommateur/producteur » de notre siècle.

Personne ne peut dire qu’ils ne souhaitent pas sincèrement le bonheur des jeunes, même si, ça et là, quelques regrettables et rares exceptions trahissent l’intention générale.

Devant l’agressivité des puissances libérales et la complexification du monde, il faut que la forteresse soit encore plus forte.

Nous pensons que le pouvoir de l’éducation nationale peut être renforcé à deux conditions

– définir comme priorité nationale la transmission aux jeunes d’un véritable amour « durable » du savoir et de la culture

– définir un modèle de pédagogie de l’alternance qui protège les jeunes, les apprentis et les enseignants des abus du libéralisme

Paradoxalement, ce qui permet le mieux de transmette à un jeune l’amour du savoir et l’envie de poursuivre ses études, c’est d’utiliser les objectifs à court terme de son travail réel en entreprise, c’est à dire les enjeux de production imminents qui s’imposent inévitablement à lui…

Plusieurs dispositifs de la région Île-de-France et de l’Anaf (voir les vidéos sur apprentilive.fr) ont montré qu’en intégrant ces objectifs immédiats dans sa progression pédagogique, l’enseignant réalise une reconquête spectaculaire de la « grandeur de l’école »  :

– l’estime du jeune pour l’enseignant est incomparablement plus forte

– l’intérêt du jeune pour le savoir passe très vite de l’utilitarisme court-termiste à un véritable amour durable de la connaissance

–  l’estime de l’entreprise  pour l’enseignant existe enfin et se renforce à chaque besoin immédiat satisfait.

Cette ingénierie pédagogique novatrice qui exploite les besoins imminents des entreprises au bénéfice des jeunes, de leur appétence scolaire et de leur envie d’apprendre toute la vie, doit être conçue avec l’éducation nationale.

 

Sinon, les critiques et la concurrence seront toujours plus ravageuses, et la forteresse finira par céder…

 

Alban Micoli

Share This