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En déplacement à Villiers le Bel, le président Hollande a visité le CFA de la CMA du 95, pionnier dans la démarche proactive et partenaire de l’Anaf dans l’accompagnement des jeunes à la recherche proactive d’entreprise.

La coïncidence est-elle fortuite ou volontaire ? Peu importe, elle permet au président de la république de déclarer que chaque jeune doit bénéficier de solutions pour trouver une entreprise… et c’est bien vrai ! Cela pourrait même être « une exigence de la république », mais comment faire pour que ce ne soit pas un vœu pieux ?

Dès lors, le problème pour la république est davantage d’aider les jeunes à changer leurs représentations et leur posture vis à vis des entreprises que de les aider à obtenir simplement un stage ou un contrat d’apprentissage.

En effet, obtenir un stage ou un contrat n’est qu’une des étapes qui caractérise l’esprit dans lequel le jeune construit sa relation avec les entreprises.

Et l’Anaf travaille précisément sur ce point en aidant les jeunes à questionner « sincèrement » les entreprises sur leurs besoins imminents (posture proactive). Cela leur permet de renverser l’idée que certaines entreprises se font d’eux. Ils réalisent alors un contrepied spectaculaire car on ne les attend pas à ce niveau de maturité et de curiosité.

S’ouvrent alors pour eux, en restant dans ce même esprit de « service », une infinité de nouvelles possibilités : continuer à échanger techniquement, se construire un réseau professionnel, se voir sur place en entreprise, réaliser un stage, signer un contrat d’apprentissage, regagner l’envie d’apprendre, prolonger son parcours de formation… par envie, par goût de la connaissance.

Pourquoi les jeunes doivent-ils changer de représentations et de posture vis à vis des entreprises? Parce qu’ils les forgent tout d’abord à l’école (et ce n’est aucunement une critique de l’école qui leur apporte par ailleurs tant de bases fondamentales), loin des contraintes du monde professionnel… et y fondent leur ignorance des codes qui permettent de communiquer avec les entreprises.

Ce n’est peut-être pas un hasard si ce sont les apprentis, « mi-écoliers, mi-professionnels », qui ont inventé une démarche qui permet aux jeunes d’obtenir la confiance des entreprises tout en restant profondément ancrés dans les valeurs éducatives, les valeurs de la république.

Alban Micoli

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