Cet article est ancien. Les informations présentées peuvent ne plus être à jour !

Lors de la réunion du 19 septembre marquée par la présence du président de la république, l’Anaf a demandé à ce que les apprentis soient représentés au niveau national, en intégrant par exemple le « conseil national des lycéens » et le « conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche ».

La ministre de l’éducation, Mme Najat Vallaud-Belkacem s’est engagée à assurer au plus vite cette représentativité nationale des apprentis.

L’Anaf salue le travail déjà accompli par les syndicats de salariés, d’étudiants et de lycéens pour représenter les apprentis chacun sur une partie de leur parcours. Mais elle affirme que des associations gérées par des apprentis ou d’anciens apprentis doivent compléter cette représentativité, notamment pour développer l’articulation « travail/formation ».

Un des enjeux prioritaires est d’aider les apprentis et futurs apprentis à adopter une posture « proactive » pour qu’ils obtiennent un contrat d’apprentissage et par la suite des activités plus formatrices en entreprise. Or, ni les salariés, ni les étudiants, ni les lycéens ne maîtrisent cette approche.

Lors de la réunion du 19 septembre, l’Anaf a aussi déclaré son soutien au gouvernement pour la mise en œuvre du pacte de responsabilité.

L’Anaf reconnaît dans ce défi que le gouvernement tente de relever actuellement le même paradoxe continuellement vécu par les apprentis. Ces derniers s’intéressent constamment aux besoins immédiats de leurs entreprises et participent activement à leur compétitivité mais doivent en même temps s’en détacher. Car il leur faut à la fois se dégager de l’emprise productiviste et éviter de se former à la logique exclusive d’une seule entreprise.

Leur objectif est simultanément d’obtenir de leurs employeurs des activités toujours plus formatrices et de meilleures conditions de travail.

L’Anaf relève donc depuis 3 ans le même défi que celui que le gouvernement propose à la nation. Pour ce faire, elle accompagne les jeunes à montrer leur intérêt pour les besoins immédiats des entreprises mais leur donne simultanément les armes pour construire une relation durablement formatrice avec elles, facteur premier de la revalorisation de l’apprentissage et du renforcement de son attractivité.

Cette évidente similitude entre les conditions du développement de l’apprentissage et celles de la réussite du pacte de responsabilité amène l’Anaf à la certitude que des associations d’apprentis spécialisées dans la question de l’alternance ont un rôle crucial à jouer pour représenter les jeunes, notamment ceux qui cherchent à établir un lien « gagnant/gagnant » avec les entreprises sans y perdre leur indépendance citoyenne.

Share This