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L’Association des Apprentis considère que l’idée du Président de la République d’un coût zéro pour les apprentis peut être doublement bonne ou bien… doublement mauvaise.

Cela dépend entièrement du type d’accompagnement dont les jeunes bénéficieront (si déjà, ils en bénéficient d’un).

Ce sera un « double » si les jeunes sont aidés à devenir très vite efficaces en entreprise et à amorcer simultanément un plaisir immédiat d’apprendre (en attendant un plaisir moins immédiat). Pour garantir ce « double », ce succès « gagnant/gagnant », l’Anaf revendique la généralisation d’une pédagogie proactive de l’alternance (les 10 propositions de l’ANAF), c’est à dire qui anticipe systématiquement les besoins imminents des entreprises.

Ce sera un « quitte » si les jeunes mineurs sont trop passifs, difficiles à motiver en entreprise comme en centre de formation. Ce sera malheureusement le cas si la pédagogie n’est pas proactive.

Dès lors, le « quitte » sera très douloureux pour tout le monde. L’effet d’aubaine accentuera le taux de rupture de contrat. Les entreprises échaudées se détourneront de l’apprentissage ou au mieux, ne prendront plus que des majeurs. Les jeunes seront les premiers à souffrir au quotidien et dans leur parcours à venir.

En revanche, si l’accompagnement des mineurs est vraiment centré sur l’anticipation des besoins imminents des entreprises, ces dernières seront réellement, durablement satisfaites et l’apprentissage sera, pour les jeunes, non seulement sécurisé scolairement, mais aussi… enthousiasmant !

C’est cette position que défendra l’Association des Apprentis auprès du Ministre du Travail le 7 mai et auprès du Premier Ministre le 12 mai 2015. 

Contact Presse : Morgan Marietti – 06.31.93.76.40

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