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Premier pilier : concilier l’économique et l’éducatif.

S’ils veulent exister politiquement, les apprentis ne peuvent pas prendre parti pour leurs patrons ou pour leurs formateurs. Ils doivent prendre parti pour les 2 à la fois. Bonne surprise ! L’Anaf a découvert que répondre aux besoins imminents des entreprises, et défendre donc leurs intérêts économiques, permet mieux que bien d’autres démarches pédagogiques, de renforcer l’envie d’apprendre, l’appétence scolaire et culturelle des jeunes, et donc, de défendre les intérêts éducatifs de la nation.

Deuxième pilier : mixer le financement de leurs organismes représentatifs avec des ressources publiques et privées.

L’objectif de ce pilier est à la fois de créer un système de financement viable et vertueux, mais aussi de montrer l’exemple en tant qu’organisation rénovatrice de la société et de l’économie française.

Cela suppose à la fois de la rigueur juridique, une éthique irréprochable et de l’audace. C’est ainsi que le circuit de financement de l’Anaf est à la fois novateur et strictement respectueux des règles ESS.

Troisième pilier : les apprentis doivent collectivement prendre conscience de leur statut privilégié pour redresser la France.

Tout en restant humbles comme ils le sont depuis toujours, les apprentis doivent savoir qu’ils n’ont jamais été aussi indispensables au redressement de la France. Ils sont en effets quasiment les seuls à cumuler autant de statuts décisifs dans le monde d’aujourd’hui. Ce sont les hybrides du redressement car ils vivent à la fois l’entreprise (celle qui produit, qui souffre, qui conquiert, qui meurt, qui se redresse…), l’école  (celle qui montre l’utilité du savoir avant d’en transmettre l’amour gratuit…), la jeunesse (celle qui invente et qui croit à son avenir…), la technologie (celle qui rapproche, qui solutionne, qui modernise…). Il ne manque plus qu’ils vivent aussi le politique : c’est en train d’arriver.

Alban Micoli

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