Les aides régionales attribuées aux apprentis vont être impactées par la réforme de l’apprentissage, conséquence indirecte du changement de gouvernance. Ces aides sont primordiales pour réduire les freins périphérique à l’apprentissage. L’ANAF a interrogé les Régions sur leur politique quant au devenir de leurs aides et fait des propositions concrètes pour le futur barème de prise en charge des frais annexes à la formation en alternance.


L’importance de l’accompagnement social des apprentis 

Les apprentis cumulent les problématiques rencontrées par les étudiants et celles rencontrées par les jeunes travailleurs. Cette situation particulière nécessite un accompagnement sur tous les plans : mobilité, hébergement,  restauration, achat du premier équipement professionnel, etc.

L’ANAF accompagne les apprentis via sa plateforme en ligne SOS Apprenti et reçoit des nombreuses demandes concernant les aides et les difficultés financières rencontrées. Sans cet accompagnement financier, les freins périphériques à l’apprentissage persistent et peuvent entraîner des ruptures de parcours. La formation par alternance ne peut se développer sans un accompagnement social des apprentis.

Un changement total du système des aides aux apprentis

Les aides sont actuellement délivrées par les régions, jusqu’au 1er janvier 2020, date à laquelle les OPCO devraient prendre le relai. Alors que le montant des aides était jusqu’alors fixé par décision de l’exécutif régional, les nouvelles aides devraient être déterminées en fonction d’un barème défini par le Ministère du Travail. Selon le cabinet du Ministère, ce barème serait une moyenne qui ne pourrait pas faire que des gagnants. Les OPCO seront libres d’abonder ce barème, sur leurs fonds propres. Aucune information plus claire n’existe encore sur ce nouveau circuit.

L’ANAF a fait le bilan de toutes les aides régionales et a interrogé tous les Présidents de région quant au devenir des aides  attribuées. Certaines régions souhaitent maintenir ces aides, comme la région Hauts-de-France ; néanmoins la plupart n’ont pas encore de position fixe et définitive, bien qu’il paraisse que l’arrêt des aides au profit de celles des OPCO soit la tendance.

L’avenir reste donc incertain pour ces aides, alors même que l’ANAF a évoqué ce sujet dès les premières concertations sur la réforme de l’apprentissage en 2017.

Nos préconisations pour palier au flou actuel

L’association a ainsi décidé d’établir des préconisations pour le barème des aides à attribuer aux apprentis par les OPCO. Notre souhait est que ces aides transitent par les CFA, permettant ainsi aux apprentis d’avoir un interlocuteur de proximité. En effet, il est possible de recenser une dizaine d’organismes attribuant des aides, ce qui complique grandement la visibilité et l’accès égal aux aides.

A PROPOS DE L’ANAF
L’ANAF est la première structure en France de représentation des apprentis et de leurs intérêts. Elle a également pour but de promouvoir l’apprentissage auprès des étudiants et de leur famille. Son rôle se poursuit ensuite, puisque l’association renseigne, aide et accompagne les apprentis tout au long de leur parcours. En 2017, 390 100 jeunes ont porté intérêt à l’association. Elle est dirigé par un conseil d’administration de 5 anciens ou actuels apprenti et compte 3 salariés et 5000 membres. Elle fait partie du Conseil d’Orientation des Politiques de Jeunesses, placé auprès du Premier Ministre, pour représenter les apprentis. Elle fait partie du CESER Auvergne-Rhône-Alpes. L’association est d’intérêt général.
www.francealternance.fr – facebook.com/assoanaf – @anaf_fr

Contact presse
Adèle PETIT
adele.petit@anaf.fr
06 42 64 62 09

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