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Nous t’avions déjà parlé il y a quelques temps des sessions “Droits, Devoirs et Postures”, qui reprennent en 2017. Afin de t’aider à mieux comprendre en quoi elles consistent, nous avons interviewé Hélène Mahieu, formatrice sur ces ateliers.

Pourquoi sont nées les sessions « Droits, Devoirs et Postures » ?

Ces ateliers sont nés pour faire comprendre aux apprentis à quoi ils s’engagent, à quoi ils ont droit, et comment se comporter. Car souvent, il existe des incompréhensions qui créent des tensions, et donc des risques de rupture.

En quoi consiste votre rôle lors de ces formations ?

Je suis comédienne et formatrice. Dans la partie “posture”, je mets en scène les jeunes, pour qu’ils vivent le côté « je suis un employeur, un tuteur, et j’ai un apprenti avec moi ». Vivre la scène en direct est plus parlant. Je leur fais jouer les mauvaises attitudes, pour leur faire prendre conscience de ce qu’un patron ressent quand il les voit agir de cette manière. Ils réagissent souvent beaucoup plus fortement que leurs propres employeurs ! Concernant les “droits et les devoirs”, je suis là pour les rendre plus concrets, pour leur faire toucher du doigt la réalité : ils ne sont plus étudiants, ce sont des salariés, des adultes responsables. Et pour faire appliquer ses droits, il faut les connaître.

Quelles sont les problématiques des étudiants qui viennent assister à ces formations ?

Souvent, ils n’ont pas assimilé la notion du nombre d’heures de travail légal. Et c’est difficile pour eux de poser leurs droits tout en ayant une attitude motivée, engagée. C’est là que la posture est importante : comment je vais pouvoir demander des choses, tout en étant respectueux. Il y a également une problématique sur la façon de parler, sur le niveau de langage à adopter.

Quels sont les thématiques que vous êtes amenée à proposer ?

Pour la partie théorique : le contrat de travail, les heures selon les secteurs d’activité et les âges, le salaire, les aides, tout ce à quoi ils ont droit. Ensuite, on fait une étude de cas, avec un cas concret sur le nombre d’heures qu’un jeune fait en boulangerie ou en tant que fleuriste : je travaille tant de jours, je gagne tant, est-ce que c’est correct ? Enfin, on fait des jeux de rôle : par exemple lorsque l’on est en retard, que dit-on pour présenter ses excuses ? On le joue, puis on en discute ensemble. Souvent, ils vont apporter ensuite une question par rapport à leur propre expérience car ils sont embêtés de demander quelque chose à leur patron.

Comment réagissent les jeunes qui assistent à ces ateliers ?

Lorsque je leur fais faire des échauffements de théâtre, j’entends souvent « on n’est plus des enfants… ». Mais une fois qu’ils sont passés au travers, ils se rendent compte que c’est très utile, et ils posent des questions plus facilement.

Que souhaitez-vous dire à un jeune qui ne serait pas intéressé par ces sessions pour le convaincre de venir ?

Le seul moyen de pouvoir revendiquer ses droits, c’est de les connaître, et ensuite de savoir comment dire les choses, comment les demander. La communication est aussi importante que la connaissance de ses droits. C’est comme la piscine : on n’a pas envie d’y aller mais une fois qu’on nage, ça fait du bien, on est plus fort, on se sent mieux.

Pour en savoir pour sur tes droits, découvre nos articles sur le sujet !

Merci Hélène pour ce retour d’expérience !
Pour plus d’information sur ces sessions et les CFA concernés, contacte contact@francealternance.fr. Attention cependant : ces modules sont victimes de leur succès et la période de janvier à juin 2017 affiche complet en termes de réservation !

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