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La majorité des cours au lycée ou au CFA aujourd’hui, c’est des mini messes en quelque sorte. Le prof parle et nous on doit écouter, fin de l’histoire. Nous, on aimerait avoir un autre rôle dans tout ça. Par exemple, on nous demanderait ce qu’on aime faire et qu’on va faire le soir même ou dans les jours qui viennent. Ensuite, on nous aiderait à préparer cette chose pour mieux la faire. On serait motivé puisque c’est une chose qu’on aime faire. Et pour mieux faire cette chose, on aurait besoin de maths, de français, d’économie, de physique, de tout ce que vous voulez.

Ben ça, ça s’appelle la méthode proactive !

Je vous donne un exemple : je veux aller au cinéma ce soir. Pour ça, il y a plein de petites choses à faire (choisir le film, connaître le sujet, en parler avec les potes, connaître le trajet, le prix de la place, savoir avec qui on va y aller, leur donner rdv…). Le prof de français pourrait relier ces choses à celles qu’il veut nous enseigner dans son « programme » : par exemple, lire la présentation du film, la résumer, la dire de mémoire à un ami de différentes façons… Je rêve d’un cours où le prof me demanderait de raconter à mon pote Frédo le sujet du film qu’on va voir ce soir, mais de plein de façons différentes : façon wesh, façon cool, langage soutenu et tout ça.

Qu’est-ce qu’on se marrerait ! Pardon ! Cela ne serait-il pas plus amusant ? On ferait des jeux de rôle et on apprendrait mille fois plus vite tout ce qu’il y a à apprendre en français.
En plus, je me connais, le soir même, je lui ferais la totale à Frédo, avec tous les styles…

Bref ! Il y a une multitude de choses de notre vie courante à nous les jeunes, desquelles les profs pourraient partir pour faire passer leurs cours. Mais on dirait qu’ils ont la flemme de le faire, un peu comme nous, on a la flemme d’apprendre leurs cours.

 Imaginez l’utilisation d’un smartphone ou la « simple » application « Twitter ». C’est vrai que certains profs commencent à faire des trucs sympas avec ces outils. Big up à ces pionniers ! Pensez, mesdames messieurs les enseignants, aux ressources inépuisables cachées dans les phrases : « je suis fan d’une série, je pratique le théâtre, j’adore les jeux vidéo, j’adore le basket américain, je suis sur Facebook, mon smartphone c’est toute ma vie, je pratique un sport, je joue d’un instrument de musique… ». Des mines d’or inexploitées !

 Ça remplacerait pas totalement les cours mais ça leur donnerait un sacré coup de jeune, une bouffée d’oxygène !

Par exemple, vive le programme de maths consacré à mon équipe préférée du championnat de foot anglais ! Les calculs de transferts, les statistiques des joueurs, les stats pendant les matches, le compte des points durant la saison, le budget du club et les pourcentages qui vont avec, la comparaison avec les autres clubs, l’évolution du budget sur plusieurs années, le palmarès et l’histoire du club, l’affluence des spectateurs sur la saison, les variations de tous ces chiffres, les dimensions du stade, du terrain… je peux même bosser mon anglais au passage… pour décoder la page Facebook du buteur vedette du club !

Autre exemple, le cours de français selon Twitter ou selon SMS : des phrases simples, courtes mais précises, correctes, compréhensibles… la différence entre le participe passé et l’infinitif, c’est important.

Par exemple, ce soir, Bilal m’a écrit « passé prendre Frédo » et j’ai cru qu’il était passé le chercher. Manque de bol il voulait dire « passer prendre Frédo » et il pensait que j’irai. Résultat, Frédo s’est pris un stop sur ce coup et il est pas avec nous ce soir au ciné. C’est Bilal qui va avoir droit à mon résumé du film façon wesh… très en colère !

Willy Fitca

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