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En étant optimiste, nous pourrions dire que nous n’avons jamais été aussi près de réaliser un changement de cap décisif dans l’apprentissage et dans la formation professionnelle.

Plusieurs conditions sont réunies pour que nous passions à la vitesse supérieure dans l’accompagnement des jeunes vers et dans les entreprises :
Un gouvernement qui dit qu’il « aime » les entreprises, une situation économique qui oblige à comprendre sincèrement les besoins de ces entreprises, un rejet croissant de la pédagogie classique par la jeunesse, une envie d’innover et d’aider vraiment tous les jeunes portée plus que jamais par les organismes de formation, les pouvoirs publics, l’éducation nationale, la forte progression de l’ANAF, seule association représentant la jeunesse proactive française.

Mais, vous me direz, où est le tournant décisif ?

Il est dans la prise de conscience collective de l’obligation de préparer les jeunes et leurs accompagnateurs à anticiper les besoins imminents des entreprises, quelle que soit l’étape de leur parcours professionnel : recherche de contrat, formation alternée, et même construction de projet, remise à niveau académique… Tout est là !

Cette anticipation à court terme dynamise leur envie d’apprendre (y compris les contenus scolaires), les rend plus curieux, plus dynamiques, plus réalistes, bref, plus proactifs en entreprise, satisfait fortement les employeurs…

C’est un nouveau paradigme « pédagogico-économique ».
Une rentrée passionnante donc… malgré la situation. L’occasion de confirmer que la jeunesse reste combative et optimiste, quelles que soient les difficultés auxquelles elle doit faire face, à la seule condition de la laisser développer en elle la proactivité (voire de l’y aider ?).

 

Alban Micoli

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