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Le Premier ministre a annoncé la prolongation pour six mois supplémentaires du dispositif d’aides financières au recrutement d’apprentis. L’Association Nationale des Apprentis de France accueille avec enthousiasme cette décision en cette période de crise sanitaire. L’ANAF tient toutefois à rappeler que de nombreux sujets relatifs à l’entrée en apprentissage, aux pratiques des CFA, et à la vie des apprentis sont à traiter depuis la loi avenir professionnel, alors même que mission d’évaluation de l’impact de celle-ci rendra son rapport en novembre 2021.

L’orientation des jeunes reste un sujet primordial

Le maintien des aides favorisera le maintien d’une dynamique, tout au long de cette année scolaire, ainsi que lors du prochain cycle de recrutement pour l’année scolaire 2022. Les entreprises les plus touchées par la crise sanitaire, mais aussi les entreprises ayant des difficultés de recrutement, peuvent ainsi élargir les temporalités relatives aux stratégies RH. Par ailleurs, dans un contexte d’engouement général pour l’apprentissage, notamment dans certains secteurs, de nombreux jeunes risquent de se retrouver confrontés à de grandes difficultés dans leur recherche de contrat. En outre, il faudra travailler tout au long de l’année sur les questions d’orientation et de découverte des métiers, notamment au collège et au lycée, pour rendre plus accessible les niveaux de formation infrabac, auxquels ni la réforme de l’apprentissage, ni les aides au recrutement, ne semblent pleinement profiter.

De nombreux sujets relatifs au quotidien des apprentis toujours présents

Si l’ANAF considère qu’il est essentiel de prendre en compte les enjeux économiques relatifs à la crise sanitaire afin de favoriser le développement de l’apprentissage et l’insertion des jeunes, l’association tient à rappeler que des sujets urgents restent à traiter. Ceux-là concernant directement la vie et l’accompagnement des apprentis : pratiques abusives de certains CFA, aides au logement, à la restauration, à la mobilité ainsi que la levée du seuil bas de la prime d’activité. Depuis la réforme AvenirPro, les apprentis bénéficient de moins d’aides, notamment les apprentis du secteur public qui ne bénéficient d’aucune des aides spécifiques à l’apprentissage (transport, hébergement, restauration, équipement professionnel), hors permis de conduire. La lutte contre les freins d’accès à l’apprentissage, pour la sécurisation du parcours des jeunes et le maintien de la qualité du modèle de formation restent des enjeux importants.

CONTACT PRESSE

Aurélien CADIOU – Président
aurelien.cadiou@anaf.fr – 06 81 56 12 47

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