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Le 21 décembre, l’Association Nationale des Apprentis de France (ANAF) a rencontré la Conseillère travail et emploi du Cabinet du Premier Ministre, Florence SAUTEJEAU ainsi que son Conseiller technique, Bruno CLEMENT-ZIZA. L’avenir de l’apprentissage et les enjeux autour du plan 1 jeune 1 solution ont rythmé les échanges. L’association a ainsi partagé ses inquiétudes concernant la situation des apprentis et a partagé les difficultés qu’ils rencontrent quotidiennement. Des propositions, visant à répondre aux enjeux constatés, ont été remises. Des réflexions sont notamment basées sur une enquête menée par l’association auprès des apprentis, dont les résultats seront publiés début 2021.

Plan 1 jeune 1 solution : des solutions urgentes à apporter

En réponse à la crise sanitaire, le soutien apporté par le Gouvernement dans le cadre du plan 1 jeune 1 solution, aura permis de maintenir la forte dynamique de l’apprentissage à la rentrée 2020. Le début de l’année 2021 ainsi que la prochaine période d’orientation seront cependant marqués par d’importants défis concernant l’orientation ou la réorientation des jeunes.

La fin de la période exceptionnelle des six mois accordée aux jeunes pour la recherche d’employeur approche. L’ANAF a en priorité abordé la question de la sécurisation des parcours de 38 000 stagiaires de la formation professionnelle inscrits en CFA et encore en recherche de contrat d’alternance. L’ANAF a proposé, comme au début de la crise, de permettre à tous ces jeunes de terminer l’année scolaire sans employeur, de manière exceptionnelle. Cela permettant ainsi d’éviter des ruptures de parcours dans les semaines à venir. Par ailleurs, afin d’anticiper la rentrée 2021, il conviendrait, de réfléchir à une nouvelle vague de soutien aux employeurs d’apprentis dirigée vers les secteurs les plus touchés par la crise.


Loi “Avenir professionnel” et réforme de l’apprentissage : de nombreux sujets restant à traiter

Si la gestion de la crise reste une indéniable priorité, de nombreux sujets lui précédant ont été laissés en suspens. L’ANAF a tenu à rappeler l’urgence de traiter nombre de ces éléments. Parmi ceux-ci, il y a notamment les aides financières, l’accompagnement des apprentis, la mobilité internationale, les problèmes de mobilité, le développement de l’apprentissage dans le secteur public ou encore régulation des pratiques des CFA. Des changements nouveaux, liés à la réforme, qui pénalisent la plupart des apprentis. Les résultats de l’enquête menée par l’association montrent que les questions financières doivent être prises en compte rapidement.

L’ensemble des propositions de l’ANAF ont ainsi été remises au Cabinet du Premier Ministre et un prochain échange a été convenu, à l’horizon 2021.

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